Les entreprises, Francis connaît. Il en dirige deux pendant près de 20 ans. S’il finit par les vendre, ce n’est pas parce qu’elles marchent mal mais parce qu’il a le sentiment d’avoir fait le tour de son sujet. « Je savais que ça m’arriverait à la cinquantaine, oui, j’ai toujours su que je ferais autre chose », précise-t-il. S’en suit une période d’investissements immobiliers où Francis se mue en maître d’ouvrage, négociant avec architectes et entreprises. Mais là n’est pas non plus le but ultime de sa reconversion. Ce qu’il souhaite désormais, c’est partager ses connaissances et ressentir l’utilité directe et concrète de son action.
Quand il découvre l’existence de Rivalis et son concept d’aide aux petites entreprises, il s’intéresse et prend rapidement contact. Entre sa participation à la réunion d’information et la formation, il n’y a pas trois mois. Francis habite Mulhouse mais faute de disponibilité dans sa ville, il choisit alors le Territoire de Belfort.
La formation initiale qui a lieu dans les Vosges en octobre réunit 3 nouveaux experts. « J’appréhendais un peu cette formation, craignant de m’impatienter à suivre des cours une semaine durant, reconnaît Francis, mais en fait c’était intéressant. Tout s’est déroulé dans une bonne entente générale et j’ai particulièrement apprécié ». Son unique regret sur la formation ? Il aurait souhaité une approche informatique concrète. « Ce retard informatique est ma responsabilité, admet-il, j’avais toujours laissé ça dans les mains de mon ancienne secrétaire. Mais je m’y mets dorénavant ».
Les premiers pas de Francis sont récents. Cette prospection sur le terrain, il la considère comme un défrichage obligatoire, une étape formatrice auprès de sa clientèle. « Prospecter ne me pose pas de problème, ajoute-t-il, d’autant que je suis épaulé par deux experts référents, un pour la partie commerciale, et l’autre pour la partie gestion ». Des rendez-vous en « double commande » sont d’ores et déjà prévus.
Pas de pression excessive pour Francis, qui a la chance d’être à l’abri financièrement et n’est donc pas soumis à d’angoissantes frayeurs de calendrier. A 54 ans, il part heureux et plein de motivation dans son nouveau métier et n’a qu’un souhait « que ce soit le cas jusqu’à mon dernier jour de travail ! ».
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