« Mon Mari, Guilhem, est allé seul en Alsace pour un premier entretien », raconte Agnès, « Quand il m’a appelée le soir même… lui qui n’est pas bavard au téléphone, eh bien là, il n’arrêtait pas ! », ajoute-t-elle amusée.
De l’enthousiasme ? Et comment ! Et le duo de choc parle d’une seule voix quand il s’agit de résumer ce qui les a poussés à rejoindre le pôle d’experts. C’est comme un slogan : « RIVALIS, un groupe d’hommes (et de femmes) au service d’autres hommes », affirment-ils de concert.
Originaires du sud de la France, Agnès et Guilhem (ainsi que leurs enfants) n’hésitent pas à partir vivre en Normandie pour rejoindre le groupe Intermarché où Guilhem se voit offrir un poste de salarié. Pendant ce temps, Agnès s’implique dans diverses associations. Mais après quelques années, poussés par un irrésistible besoin d’indépendance et d’entreprise, Agnès et Guilhem se portent candidats pour la gestion d’une franchise NETTO, enseigne « hard discount » du groupe Intermarché. Retour très relatif vers le sud, puisqu’ils s’installent en Charente après une longue période de formation et la vente de leur maison. Ils deviennent alors les patrons d’un supermarché de 900 m² et par la même occasion de 4 salariés qu’ils reprennent de la précédente enseigne.
« Quatre années sans vacances », résume Agnès, « et un investissement de chaque instant ». C’est d’autant plus ardu qu’ils pâtissent de la mauvaise réputation des anciens propriétaires, sans doute peu portés sur la rigueur et la propreté. L’objectif est donc double : 1) attirer et installer une clientèle, 2) relever la réputation de l’établissement. Quand Guilhem s’occupe essentiellement de la gestion, Agnès prend en charge le rayon fruits et légumes, seul rayon tournant dans ce type de magasins, la vitrine en quelque sorte. La principale difficulté est de savoir anticiper sur les envies des clients et plus étonnamment d’aller jusqu’à espionner derrière les maisons… « La première année, je n’avais pas réalisé que les Charentais avaient de telles productions dans leurs jardins », raconte Agnès avec humour, « Du jour au lendemain, est-ce que les tomates avaient toutes rougi la même nuit dans les potagers, mais je n’en ai plus vendu une seule ! ». Fini les grosses commandes de tomates, salades et autres courgettes, elle proposera désormais des poivrons et des aubergines. C’est ça l’adaptabilité !
Cinq années à tenir la barre du NETTO, Agnès et Guilhem s’acharnent au travail mais il manque quelque chose à leur bonheur. « Il y a eu de l’épuisement », reconnaît Agnès, « et sans doute le besoin d’une activité plus valorisante ! ». Ils finiront pas revendre l’affaire en 2005.
Le retour de Guilhem d’Alsace, tellement emballé la veille au téléphone, est propice à de longues conversations en tête en tête. Il est tellement emballé qu’Agnès décide de se joindre au projet. « Nous allions pouvoir être directement utiles aux entreprises. C'est-à-dire avoir une position à responsabilités mais tellement passionnante et enrichissante ! », se félicitent-ils.
Pour ce qui est de la formation intense d’une semaine, l’avis d’Agnès et de Guilhem est-il positif ? « Nous avons été impressionnés par l’aspect technique », souligne Agnès, faisant référence au logiciel, « mais au fur et à mesure, une véritable logique est apparue ». Autre point fort, le travail fait à partir d’exemples précis, des cas d’école en quelque sorte, illustration de ce qui les attend sur le terrain.
Plus que quelques jours avant les premières prospections. Agnès et Guilhem se sentent fins prêts. Ils possèdent l’atout inégalable des duos qui fonctionnent, quand les énergies ne se divisent pas mais au contraire se multiplient.
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